Essai Caterham Super Seven 1600 2020
Bonjour à tous. En cette sortie de déconfinement, je vous propose aujourd’hui un peu d’air frais, quelque-chose de vivifiant : la Caterham Super Seven 1600. D’une édition spéciale qui veut surfer encore plus que les autres modèles de la marque sur le look vintage avec en série la roue de secours, les ailes avant allongées (alors que d’habitude il s’agit de petit garde-boue qui entourent juste la roue), d’un pot inox et si on soulève le capot, de ces gros filtres à air qui auraient caché il y a quelques années des carbus double-corps, mais qui cachent bien-sûr aujourd’hui des injecteurs. La partie technique, elle, est la même que celle des Caterham 275, à savoir sous le capot un 1,6 l atmosphérique 4 cylindres d’origine Ford de 135 ch. Largement suffisant sur le papier puisque l’engin pèse moins de 600 kg. L’habitacle joue également la carte du vintage avec des compteurs à l’ancienne cerclés de chrome et une sellerie cuir de série. Le volant en bois est en revanche en option : de série, il est en cuir. On trouve aussi quelques interrupteurs chromés mais d’autres en plastiques noirs dénotent franchement. Et puis ce voyant pour non-bouclage de ceinture de sécurité confine à l’anachronisme… Notre voiture a le châssis S3, c’est-à-dire étroit, par opposition au châssis SV plus large. Et dans cette configuration, l’habitacle est très étroit au niveau des coudes tandis que le pédalier très rapproché peut entraîner un appui simultané sur le frein et l’accélérateur : attention aux chaussures que vous portez, vous aurez vite l’impression d’être en Moonboot… On adore en revanche le levier de vitesse aux débattements ultra-courts. Et si l’équipement est évidemment spartiate, il y a quand même du chauffage… Comme d’habitude, je vous fais partager la sonorité de cet engin, et il y a beaucoup de bruit ! Pour les performances, Caterham annonce 5 secondes pour le 0 à 100 km/h, presque 200 km/h en vitesse de pointe, et chose assez incroyable, il nous a semblé que la v-max était atteinte en 4ème et non pas en 5ème, comme s’il y a avait une boîte longue : hallucinant sur ce genre d’engin ! Rassurez-vous toutefois, c’est malgré cette « boîte longue », la voiture ne donne jamais l’impression de ne pas en avoir assez sous le capot, de manque de couple, grâce au poids très faible. Au niveau des sensations, c’est top, tout simplement ! Il n’y a pas de filtre, nulle part, on est assis sur le train arrière à quelques cm au-dessus de la route. Il n’y a aucune assistance : ni anti-patinage, ni ABS, ni ESP, mais la voiture est très saine. Il y a de quoi se faire plaisir facilement et la voiture communique énormément avec son conducteur. Pour le freinage, il n’y a pas d’assistance donc il ne faut pas hésiter à appuyer fort. Là où c’est bluffant, c’est que si vous êtes sur circuit, la voiture freine fort et longtemps, contrairement à d’autres voitures aux prétentions sportives qui ont des freins qui s’évanouissent très vite. Toujours grâce à ce poids, la voiture n’a pas besoin d’être réglée ferme en suspension pour éviter quasiment tout roulis. Donc c’est aussi un engin de balade, étonnamment confortable. Bref on adore cet engin, certes il n’est pas pratique du tout mais il est aussi agréable à regarder qu’à conduire. Notez qu’il n’y a évidemment pas de suspension pilotée, mais 3 configurations de suspensions au choix à la commande : route, sport ou piste. Nous avions la plus souple. Un autobloquant est également disponible en option à 1545 €. Ce qui nous amène au prix : notre engin hors option coûte 46000 €, soit 8000 € de plus que la Caterham 275 de base. C’est cher pour un peu de look en plus sans prestations techniques supplémentaires. Mais de toute façon, un tel engin ne constitue évidemment pas un achat rationnel vu l’absence d’équipement et d’aspects pratiques. Si vous en avez les moyens, vous aurez un plaisir de conduite assez unique, et vous n’en croiserez pas beaucoup d’autres sur la route !
2025-12-02T11:37:51Z
Essai Hyundai Tucson 2.0 CRDi 185 HTRAC AWD Hybrid 48V (2018)
Il y avait longtemps qu’on avait essayé un SUV : aujourd’hui, c’est le Tucson, le SUV compact de Hyundai qui sep lace dans la gamme en-dessous du Santa Fe et au-dessus du Kona. Le Tucson a été lancé en 2015 et restylé en 2018 avec des changements assez subtils à l’avant comme à l’arrière. Il y a aussi quelques nouveautés sous le capot, dont ce 2 litres diesel de 185 ch qui est désormais accouplé à un système micro-hybride, c’est-à-dire une sorte d’alterno-démarreur en 48 Volt. L’intérêt : à la fois un peu plus de puissance et un peu moins de consommation, on va voir ça tout à l’heure. Cette version n’est disponible qu’avec une boîte automatique à 8 rapports et une transmission intégrale appelée HTRAC chez Hyundai, puisque ce SUV contrairement à d’autres est disponible en 2 ou 4 roues motrices. A l’intérieur, la principale évolution du restylage vient de l’écran central placé plus haut alors que les aérateurs centraux sont descendus. La qualité de présentation progresse également, de même que l’équipement riche avec cette finition haut de gamme, qui comprend non seulement les aides à la conduite modernes, dont un maintien en file automatique agréable et performant, mais aussi un régulateur adaptatif, le chargeur sans fil, les sièges chauffants et ventilés à l’avant, le volant chauffant, etc. A l’arrière, le Tucson profite de son grand gabarit sur le segment pour offrir une habitabilité supérieure à la moyenne, notamment en espace aux jambes. Les passagers arrière sont les mieux placés pour profiter d’un grand toit vitré de série sur cette finition. Le coffre de cette version hybride et 4 roues motrices perd en contenance par rapport aux versions 2 ou 4 roues motrices non hybrides, mais reste à 500 dm3 selon nos mesures, soit un chiffre supérieur à la moyenne de la catégorie. Avec ce 2 litres diesel avec hybridation légère, il y a bien une petite batterie et un moteur électrique, mais on ne roule pas à l’électricité seule, même de façon très courte. Le principe est celui d’un alterno-démarreur, vu chez PSA il y a une quinzaine d’années, où le moteur se coupe très tôt, vers 20 km/h, lorsqu’on freine par exemple à l’arrivée sur un feu rouge, mais bien-sûr sans enlever les assistances de direction et tous les systèmes électriques. Ensuite, le stop and start est vraiment très rapide et indolore, c’est agréable. Puis l’alterno-démarreur fournit un peu de boost au moteur thermique, ça se sent notamment en ville à basse vitesse où on a toujours l’impression que le moteur relance très facilement à bas régime. Sur route, c’est beaucoup moins flagrant, on est même un peu déçu : on s’attendait à mieux en termes de relances. Il y a une indication au tableau de bord qui indique que le moteur électrique aide le thermique, mais ce n’est quasiment pas perceptible, et de fait les performances sont assez moyennes dans la catégorie. Le diesel par lui-même est un peu bruyant au démarrage et ensuite tout va bien, l’insonorisation à vitesse stabilisée fait partie des points forts de la voiture. Côté châssis, on a ici une voiture en roues de 19 pouces, pas de suspensions pilotées : la voiture n’est pas très confortable, ça trépide un peu et ça ne filtre pas très bien. En contrepartie, on a une auto qui est plutôt dynamique pour la catégorie, mais on est quand même loin d’un 3008 ou d’un Ateca qui sont les références du genre en la matière. Côté consommation, déception également puisque selon nos mesures ce Tucson est dans la moyenne de la catégorie, pas mieux, et se fait battre à la fois à la pompe et face au chronomètre par un Tiguan TDI 190 4 Motion ou par un X1 20d xDrive alors que ces derniers n’ont aucune hybridation, même légère. En tarif, cette motorisation n’est disponible qu’avec la finition haut de gamme Executive, certes très bien équipée, mais qui fait monter la facture à plus de 45000 € hors malus écologique. Si le Tucson vous intéresse, on vous conseillera plutôt la motorisation inférieure, le 1.6 CRDi 136 ch, déjà suffisante, très douce à l’utilisation, sobre, elle aussi disponible en deux ou 4 roues motrices, avec ou sans boîte automatique, avec des finitions moins huppées donc moins onéreuse, et qui engendre moins de malus écologique. En fait on fait plus que vous la conseiller, on vous la suggère fortement…
2025-12-04T14:52:51Z